Peuple de verre - Catherine Leroux - Alto - 2024 - 288 pages
Très content d'apprendre que le Grand Prix du livre de Montréal a été remis cette année à la grande écrivaine québécoise Élise Turcotte. C'est une autrice que j'ai découverte quand elle a été en nomination pour le prix littéraire des collégiens en 2008 avec Pourquoi faire une maison avec ses morts. Depuis, je lis chacune de ses publications et chaque fois elle me surprend en explorant de nouvelles voies.
Le début du roman est lent et un peu aride. On assiste à la vie quotidienne de la prison, les noms se multiplient, les termes maritimes et certaines références historiques ralentissent la lecture. La routine devient un peu ennuyeuse, la violence scandaleuse, mais cela s'harmonise tout à fait avec le propos du texte.
Dès que survient l'émeute et l'évasion, le
rythme s'accélère et la véritable histoire commence, celle de Jules Bonneau qui
doit vivre dans la clandestinité, au sein d'une nouvelle famille qui lui
apprend sinon l'amour, du moins la confiance.
Le destin de Bonneau est pénible, la haine
reste toujours ancrée profondément en lui, et sa conversion n'est pas simple.
Basée sur des faits historiques, le récit
fascine et laisse des traces dans la tête du lecteur. Toute cette souffrance,
toute cette violence, toute cette impuissance.
C'est un beau roman, un peu lent dans sa
progression, mais qui vaut vraiment la peine d'être lu.
Et si vous voulez mieux connaître
Chalandon, n'hésitez pas à lire Le quatrième mur et Profession du père, deux
autres excellents romans.
L'enragé (2023) - Sorj Chalandon - Grasset - 403 pages
Ce recueil à la forme très particulière a valu à Simon Brousseau le prix Adrienne-Choquette 2026, remis chaque année au meilleur recueil d...