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6 juillet 2026

Je suis Romane Monnier - Delphine de Vigan - Gallimard

 


Delphine de Vigan est, avec Leïla Slimani et Annie Ernaux, une des rares autrices françaises contemporaines que je suis fidèlement. Son fabuleux roman Rien ne s'oppose à la nuit (2013) reste une de ses œuvres qui m'a le plus marqué, tandis que je garde un excellent souvenir de D'après une histoire vraie (2017) et de Les enfants sont rois (2022)Comme dans ce dernier ouvrage, de Vigan critique ici les comportements de nos sociétés. Alors qu'elle traitait de la surexposition et de l'exploitation des enfants sur certaines chaines Youtube dans Les enfants sont rois, son plus récent ouvrage aborde un autre sujet très actuel, notre ultra-dépendance aux appareils numériques. 

Au lendemain d'une soirée dans un bar avec un ami, Thomas se rend compte que le téléphone qu'il a entre les mains n'est pas le sien, mais celui d'une inconnue. Après avoir réussi à contacter la jeune femme, celle-ci accepte de lui rendre son téléphone, mais, bizarrement, refuse de récupérer le sien. Encore plus étrange, elle lui fournit même le code d'activation qui permettra à Thomas de fouiller dans son intimité virtuelle. À partir de là, Thomas développe une fixation sur Romane Monnier qu'il apprend à connaître à travers les diverses applications qu'il découvre dans son cellulaire. 

Construit sur une alternance entre deux fils narratifs parallèle (la vie de dépressive de Romane, la vie de père monoparentale de Thomas), le récit incorpore aussi des extraits du contenu du téléphone (conversations textos, enregistrements, journal intime, notes, descriptions de photos, courriels...) ce qui donne du rythme au livre, qui se construit finalement comme une enquête policière. Car enfin, pourquoi Romane Monnier s'est-elle débarrassée ainsi de son téléphone ? Pourquoi ressent-elle ce besoin de fuir, et que veut-elle fuir au juste ?

"Voilà à quoi songe Thomas, le smartphone calé dans sa paume : aujourd'hui le téléphone d'une jeune femme de trente ans contient bien plus que tous ses placards et tiroirs réunis. Aujourd'hui, son téléphone en dit plus sur elle que les dix cartons d'archives qu'elle n'entreposera jamais dans une cave ou un grenier." (page 42)

Et au final, le livre, en plus de nous interroger sur notre dépendance aux appareils numériques, nous suggère aussi une réflexion sur la trace virtuelle que nosu laisserons à notre disparition. 

Que laisserons-nous comme souvenirs à notre mort ? 

Que feront nos proches de cet héritage virtuel ?

Un livre fascinant, autant pour le fond que pour la forme. Une autre belle réussite de Delphine de Vigan que je continuerai assurément de suivre.

Je suis Romane Monnier - Delphine de Vigan - Gallimard - 2026 -332 pages

13 juin 2026

La Poésie - Patrice Lessard

Un écrivain désabusé, s'étant vu refuser son dernier manuscrit par son éditeur, fuit en Argentine, à Buenos Aires, dans le but de mettre fin à ses jours.

Dans les rues de cette ville, qu'il a déjà visitée avant la pandémie, le narrateur nous fait visiter la ville et réfléchit au sens de la vie [la vie a-t-elle un sens ?] et à l'importance que la littérature peut avoir dans son quotidien. 

Malgré son sujet en apparence assez lourd (le suicide, la mort), le ton reste ironique, parfois même comique, surtout en raison de l'auto-dérision du narrateur qui critique lui-même constamment ce qu'il est en train d'écrire et commente son comportement.

Impressionnant exercice stylistique à l'écriture maîtrisée (abondance de réflexions entre crochets, inversion des négations, syntaxe à la forme parfois archaïsante, commentaires sur l'écriture en train de se faire), le livre [j'hésite à appeler ça un roman, est-ce un roman ? Qu'est-ce qu'un roman ?], ce livre disais-je ne plaira pas à tout le monde. Si vous cherchez un roman avec une intrigue classique, avec une narration traditionnelle, passez votre tour, vous risquez de vous ennuyez avec M. Lessard. 

Mais si comme moi les réflexions sur l'Art et sur les ficelles de l'écriture vous intéressent, cela vous plaira sans nul doute.




La poésie - Patrice Lessard - Groupe HMH (XYZ) - 2026 - 152 pages

24 avril 2026

2084 - Boualem Sansal


2084 . La fin du monde . L'Abistan, immense empire, tire son nom du prophète Abi, « délégué » de Yölah sur terre. Son système est fondé sur l'amnésie et la soumission au dieu unique. Toute pensée personnelle est bannie, un système de surveillance omniprésent permet de connaître les idées et les actes déviants. Le peuple unanime vit dans le bonheur de la foi sans questions. Mais un homme, Ati, met en doute les certitudes imposées. Il se lance dans une enquête sur un peuple de renégats qui vit dans des ghettos, sans le recours de la religion. Au fil d'un récit plein d'inventions cocasses ou inquiétantes, Boualem Sansal s'inscrit dans la filiation d'Orwell pour brocarder les dérives et l'hypocrisie du radicalisme religieux.



(4e de couverture)

Grand prix du roman de l'Académie française 2015

L'idée au départ de ce roman m'intéressait, basée sur le célèbre roman de George Orwell, Sansal nous projette ici dans une société futuriste (et post-apocalyptique) dans laquelle les gens sont totalement endoctrinés et soumis aux règles d'un régime qui leur permet de vivre dans un environnement sécuritaire. La réflexion sur la dérive autoritaire et ses conséquences porte à réflexions et les liens avec certaines tendances politiques actuelles sont indéniables et, je l'avoue, font un peu peur.

Si je me suis d'abord intéressé à ce roman, c'est que son auteur, Boualem Sansal, est au cœur du scandale qui a ébranlé le milieu littéraire français ce printemps. Écrivain d'origine algérienne, c'est la parution en juin prochain de son roman, La légende, qui serait à la source du conflit. Ayant publié tous ses précédents ouvrages chez Gallimard, qui a appuyé l'écrivain pendant toute la durée de sa détention en Algérie, Sansal aurait reçu un important à valoir (on parle d'une somme de 1 million d'euros) pour trahir son éditeur et publier cette fois chez Grasset, contre l'avis de son directeur, Olivier Nora.

Malgré cette polémique, ce livre, pour les amateurs de fictions utopistes sociales et politiques, présente un récit diablement bien construit aux ficelles parfois compliquées (surtout dans les cinquante dernières pages, dans lesquelles sont dévoilées toutes les magouilles derrière ce système en apparence si parfait) mais fort efficaces.

Si vous avez aimé les classiques comme 1984, Le meilleur des mondes ou Farenheit 451, ce livre vous plaira probablement beaucoup aussi.


2084 - Boualem Sansal - Folio/Gallimard - 2015 - 330 pages

12 février 2026

Qui tombe des étoiles - Julien d'Abrigeon - Le Quartanier

Je vous présente ici un ouvrage au parcours un peu particulier. Publié au Quartanier, une des solides maisons d'édition née de l'effervescence du milieu littéraire québécois du début des années 2000, le livre s'est retrouvé cet automne dans la première sélection du prestigieux prix Médicis. C'est d'abord là que je l'ai remarqué.

Et, alors que plusieurs croyaient par association que l'auteur était québécois, on a appris que Julien D'Abrigeon était bel et bien un auteur français. Si,  depuis quelques années, on voit de plus en plus d'auteurs québécois être publiés ou diffusés en France (Laferrière, Jean, Saucier, Lambert, Leblanc, Georges, Guay-Poliquin...), l'inverse se révèle beaucoup moins fréquent. Personnellement, j'ai cherché des exemples dans ma mémoire, sans rien trouver...

En lisant le livre, on constate toutefois que l'association est parfaite, l'ouvrage correspond tout à fait à la ligne éditoriale du Quartanier. L'accent est mis sur la forme éclatée et la narration alterne constamment entre plusieurs personnages et plusieurs cultures. La littérature devient un jeu, une construction cohérente à partir d'éléments hétéroclites.

D'Abrigeon s'amuse ainsi à associer le sort de plusieurs personnalités du XXe siècle qui ont dû, au sens propre ou au sens figuré, affronter le vertige de la chute. Le récit alterne ainsi entre l'histoire de l'astronaute Christa McAuliffe, celle du peintre Nicolas de Staël, de la parapentiste Ewa Wisnierska, de l'excentrique Jean S. Barrès et/ou encore celle de la fraudeuse Elizabath Holmes. Sans oublier tous ces Russes qui vont se faire defenestrer de façon plus ou moins douteuse.

À partir d'éléments biographiques de la vie de ces personnages peu connus de l'histoire, D'Abrigeon construit une œuvre dans laquelle ils mélangent habilement la fiction et les faits réels. Il réussit ainsi à révéler, dans une synthèse fort efficace, toute la frénésie du siècle dernier.

Autant par son contenu que par sa forme, ce livre rappelle le travail d'autres auteurs québécois que j'ai bien appréciés, comme Nicolas Dickner (Nikolski) ou Éric Plamondon (1984). 
Si vous avez apprécié l'approche encyclopédique et contemporaine de ces deux auteurs, vous adorerez Qui tombe des étoiles.

Sinon, plongez, laissez vous tomber dans le délire de cet auteur qui saura sûrement vous happer avec lui dans sa chute.



 Photo : crédit Le Quartanier

23 janvier 2026

Han Kang - prix Nobel 2024

Par curiosité, je m'efforce chaque année de lire les livres qui ont remporté les grands prix français de l'automne. Quand les livres sont disponibles en français, j'aime aussi m'aventurer du côté de la littérature universelle en plongeant dans l'œuvre récompensée par le prestigieux prix Nobel de littérature.

En 2024, la lauréate était une écrivaine originaire de la Corée du Sud, un pays dont la littérature m'est complètement inconnue. Comme dépaysement, je ne pouvais pas rêver mieux. Pour découvrir cette autrice, je me suis donc procuré trois de ses derniers romans, tous publiés dans l'accessible collection Le livre de poche.
C'est pour moi une très belle découverte, la structure des œuvres peut paraitre déconcertante au début, mais au final, elle se révèle chaque fois un tour de force magistral.

Dans La végétarienne, le premier que j'ai lu, j'avoue que j'étais un peu perdu dans les premières pages, me demandant même si je me trouvais dans un roman ou dans un recueil de nouvelles. Car Kang aime varier les points de vue narratifs, entretenir un flou dans l'identité des personnages. Elle alterne ainsi les voix narratives dans les différentes parties du récit et le lecteur doit, grâce aux indices semés dans le texte, découvrir qui porte la narration et quelles sont les relations entre les différents personnages. À la fin, tout converge et le roman offre une vision riche et globale de la situation.

Les autres romans sont construits un peu de la même façon, avec une alternance de voix narratives et un dévoilement progressif de la situation. Ce sont des ouvrages qui exigent une certaine concentration. Les romans sont courts, mais ils ne sont pas simples pour autant.

Mon préféré reste Celui qui revient, qui raconte la révolte de Gwangju du printemps 1980, une période sombre de l'histoire de la Corée du Sud qui s'est soldée par le massacre de plusieurs manifestants. Encore une fois ici, les voix des survivants et des disparus se confondent, se cherchent et cette valse finit par donner un portrait émouvant de la situation. C'est un récit plus politique, plus engagé, mais toujous très riche et poétique.





Celui qui revient (2014)




4 novembre 2025

Prix Goncourt 2025

 


Je ne l'ai pas lu encore, mais ça semble une oeuvre à la structure très ambitieuse (plus de 700 pages).

Sur ma liste de lecture.


La maison vide, Laurent Mauvignier, Éditions de Minuit, 743 pages, 2025.

3 novembre 2025

Prix Femina 2025

 Prix Femina 2025. Un livre qui m'attend à la bibliothèque, une de mes prochaines lectures.

"La nuit au coeur entrelace trois histoires de femmes victimes de la violence de leur compagnon. Sur le fil entre force et humilité, Nathacha Appanah scrute l'énigme insupportable du féminicide conjugal, quand la nuit noire prend la place de l'amour"

29 août 2025

Le temps des sucres - Martine Desjardins

Un petit livre qui se dévore en une soirée ou deux. Martine Desjardins démontre ici sa parfaite maîtrise des codes de la littérature fantastique et combine habilement le tout avec des éléments clés de notre folklore. 

L'histoire se passe dans une région du Québec frontalière des États-Unis, où se trouve une érablière dont le sirop d'érable possède des vertus magiques. Guillaume, citadin exemplaire, se retrouve dans ce milieu rural dans lequel il ne se reconnait pas. Pourtant, une étrange transformation s'opère en lui au contact de son grand-père et de ses oncles. Et ce sirop, au goût si particulier, aux effets si étranges...

Le vocabulaire riche et précis rendent la plume de Desjardins agréable et somptueuse, les passages qui parlent des érables et de l'acériculture notamment, sont à la fois pertinents et instructifs. 


Je m'en voudrais aussi de ne pas signaler l'humour de certains passages notamment dans la description du caractère douillet de Guillaume, "La paix de son sommeil requiet un matelas thérapeutique et un oreiller en duvet", ainsi que le savoureux passage où le personnage goûte et déguste pour la première un testicule d'ours (page 116)

C'est une autrice que je vous invite aussi à découvrir dans La chambre verte (2016) et Maleficium (2009), deux autres de ses romans tout aussi fantastiques que j'ai adorés. Et je réalise que son Méduse, paru en 2020, est passé sous mon radar ; il faudra que je corrige cet oubli éventuellement, c'est une autrice que j'ai chaque fois beaucoup de plaisir à lire.



Le temps des sucres - Martine Desjardins - Alto - 2025 - 145 pages

15 juillet 2025

Le pingouin - Andreï Kourkov


Premier roman d'Andreï Kourkov, écrivain ukrainien de langue russe, qui connut dès sa publication un succès international. C'est aujourd'hui un auteur très populaire qui a notamment remporté le prix Médicis étranger en 2022 avec Les abeilles grises, dont la trame s'insipire en partie du conflit opposant la Russie et l'Ukraine.

C'est la prémisse étrange du livre qui m'a d'abord attiré. Victor Zolotarev, un écrivain raté, héberge dans son petit appartement de Kiev un pingouin qu'il a adopté, on ne sait trop pourquoi, du zoo local. Pour gagner sa vie, Zolotarev accepte un contrat suprenant d'un journal, on lui demande d'écrire la notice nécrologique de personnes encore vivantes selon des indications précises. La publication de ces "petites croix", comme il les appelle, aura des impacts étonnants.

Les situations absurdes s'accumulent ainsi pendant tout le récit, sans que le personnage s'en étonne pour autant. On lui a dit de ne pas poser de questions, on le paie très bien pour son travail, il se contente alors de répondre aux exigences de son patron sans plus. 

Les situations sont cocasses et étonnantes, on aurait pu s'attendre à un récit plus échevelé, plus humoristique, mais finalement la vie de Zolotarov, malgré tous ses rebondissements, se révèle plutôt routinière. Le personnage éprouve peu de sentiments et reste détaché de sa propre vie, ce qui relève évidemment aussi de la construction absurde du livre. 

Le roman se lit bien, les chapitres sont courts et l'efficacité du récit reposant notamment sur l'accumulation d'événements bizarres font sourire et nous entraine à poursuivre toujours plus loin notre lecture. Et à la fin, dans un dénouement très bien ficelé, on nous dévoile (même si on l'avait un peu deviné auparavant) toutes les coulisses derrière la publication des "petites croix".

Peut-être pas une lecture aussi légère qu'anticipée, mais une lecture qui reste agréable et divertissante.

Le pingouin, Andreï Kourkov, Liana Levi éditeur, 273 pages, parution originale 1996.







10 juillet 2025

Nouvelle acquisition


Les deux premières œuvres de Claude Simon enfin rééditées aux Éditions de Minuit !

Comme j’ai fait mon mémoire de maîtrise sur son roman « L’acacia », j’ai déjà lu l’intégralité de son œuvre (dont j’ai acheté les deux tomes de La Pléiade), il me restait à lire ces deux romans que je me suis procuré aujourd’hui.

Claude Simon (1913-2005), auteur français souvent associé au Nouveau roman, a remporté le Prix Nobel de littérature en 1985. Son roman le plus connu est La route des Flandres (1960), mais si vous voulez plonger dans son oeuvre, je ne vous conseille pas de commencer par ce livre, essayez plutôt Histoire (1967), Les Géorgiques (1981) ou L'acacia (1989) qui sont plus "accessibles".

L'écriture de Simon, réputée assez difficile, faite de longues phrases comprenant parfois de longues parenthèses qui s'étirent sur plusieurs pages, demande une certaine concentration, mais après quelques pages, on s'habitue au rythme.

Simon est un témoin privilégié du XXe siècle : son père est disparu pendant la Première Guerre mondiale, il a participé aux troubles en Espagne dans les années 30 et il était dans la cavalerie française pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

Le tricheur et La corde raide


12 juin 2025

Nouvelles acquisitions

 


La réception dithyrambique du nouveau roman de l'écrivain québécois Philippe Yong m'a vraiment donné le goût de me procurer ce livre, qui semble pas mal correspondre à mes goûts, notamment par la thématique du décrochage numérique.

Le nouveau Marie-Andrée Gill est un incontournable pour moi, ses précédents recueils -Béante (2012), Frayer (2015) et Chauffer le dehors (2019) - sont de petits bijoux, je ne doute pas que celui-ci sera à la hauteur. Et bel adon, juin est le mois pour découvrir la littérature autochtone. N'hésitez pas à visiter vos librairies indépendantes, plusieurs ont mis en valeur les livres de ces auteurs souvent méconnus.

Le livre de Heinich est une réédition, mais je ne l'ai jamais lu. Les entrevues avec plusieurs créateurs qui parlent de leur processus rejoindront sûrement mes intérêts.

Les yeux clos

Uashtenamu

Être écrivain

10 juin 2025

Lecture en cours - littérature française contemporaine


 

Roman léger et agréable. L'histoire d'une coiffeuse qui entreprend la lecture d'un livre oublié par un de ses clients. 

Cette lecture changera sa vie amoureuse et professionnelle et son coup de coeur nous donnera le goût de lire ou de relire ce grand classique de Proust. Ayant été moi-même profondément bouleversé par ma lecture de l'intégrale de La recherche du temps perdu (2400 pages dans l'édition Quarto) à l'occasion d'un cours que je suivais à l'UQAM en 2010, j'ai évidemment accroché aux émotions ressenties par Clara.

En le lisant, je faisais contamment une association entre Clara et Amélie Poulain.

Clara lit Proust

Pour lire le premier volet de la Recherche

Si vous êtes un peu fou et que vous voulez plonger dans l'intégrale



6 avril 2025

La part de l'océan - Dominique Fortier

 


Dominique Fortier est une autrice et traductrice dont la réputation n'est plus à faire au Québec. Ses oeuvres ont  été maintes fois et nomination pour des prix et elle a déjà reçu des reconnaissances prestigieuses pour son oeuvre (Gouverneur général, Renaudot de l'essai).

Pour son dixième livre, encore une fois, elle réussit à nous séduire en mélangeant (un peu comme Victor-Lévy Beaulieu avec son Melville) la fiction et l’essai pour nous plonger dans les arcanes de la création littéraire. Ce faisant, elle nous donne le goût de lire (ou relire) Moby Dick, ce grand classique de la littérature américaine. 

Chaque fois que je lis Fortier, l’étendue de ses connaissances encyclopédiques et linguistiques me surprend et je ressors de ma lecture avec l'impression d'être plus intelligent.

La part de l'océan (2024) - 328 pages - Alto


Foule monstre - Simon Brousseau - Héliotrope

  Ce recueil à la forme très particulière a valu à Simon Brousseau le prix Adrienne-Choquette 2026, remis chaque année au meilleur recueil d...